En tant que dirigeant (de SAS ou de SARL), vous avez peut-être opté pour une stratégie de rémunération mixte : un salaire modéré et une part importante de dividendes en fin d'année. C'est un choix fiscal souvent judicieux. Mais attention, c'est aussi un piège redoutable pour votre protection sociale. En cas d'arrêt de travail ou d'invalidité, la plupart des contrats de prévoyance ne couvriront que votre salaire, laissant vos dividendes sans aucune protection. Voici comment sécuriser l'ensemble de vos revenus.
La quasi-totalité des contrats de prévoyance du marché (qu'ils soient collectifs ou individuels) basent leurs garanties sur la "rémunération brute soumise à charges sociales". Or, les dividendes ne sont pas du salaire (et sont souvent soumis à une fiscalité différente).
Conséquence : Si vous gagnez 20 000 € de salaire et 60 000 € de dividendes, votre prévoyance standard ne vous indemnisera que sur la base des 20 000 €. En cas d'arrêt long ou d'invalidité, votre niveau de vie s'effondre de 75%.
Heureusement, certains assureurs spécialisés ont créé des contrats de prévoyance adaptés aux dirigeants, qui permettent d'intégrer les dividendes dans l'assiette de calcul des garanties.
Ces contrats fonctionnent généralement selon deux modalités :
Pour les dirigeants TNS (gérants majoritaires), assurer les dividendes via un contrat Madelin est possible, mais avec une subtilité. Le plafond de déduction fiscale Madelin est calculé sur votre bénéfice imposable (qui inclut votre rémunération de gérance).
Si vos dividendes sont très élevés par rapport à votre rémunération, vous risquez d'atteindre le plafond de déduction. La part de cotisation "excédentaire" ne sera alors pas déductible, mais elle vous permettra d'être bien couvert.
Trouver ces contrats spécifiques est complexe car ils sont rares. En tant que courtier membre du Clarisse Groupe :
Les experts-comptables sont des spécialistes du chiffre et de la fiscalité, pas toujours des produits d'assurance spécifiques. C'est souvent lors d'un bilan social avec un courtier spécialisé que ce "trou dans la raquette" est détecté.
Pas forcément. Si vous êtes le seul moteur de l'entreprise et que vous êtes arrêté 6 mois, le chiffre d'affaires va chuter, le bénéfice aussi, et donc les dividendes en fin d'année seront nuls ou très faibles. L'assurance est là pour compenser cette perte future.
La cotisation est proportionnelle au montant garanti. Assurer 80 000 € de revenus coûte logiquement plus cher qu'assurer 20 000 €. Mais c'est le prix de votre sécurité réelle.
Ne laissez pas une grande partie de vos revenus sans protection. Contactez-nous pour un audit gratuit et une solution couvrant salaire ET dividendes.
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